Deux métiers complémentaires mais distincts
Il arrive souvent que l’école ou le médecin conseille un bilan « psycho-quelque-chose » et que les parents soient perdus. Bien que nous travaillions souvent ensemble, nos domaines d’expertise diffèrent.
L’orthophoniste (mon métier) est le spécialiste de la communication, du langage (oral et écrit), de la voix et de la sphère oro-faciale. Je traite les troubles neurodéveloppementaux, le bégaiement, les troubles de l’articulation, de la déglutition, etc.
Le psychomotricien est le spécialiste du lien entre le corps et le psychisme. Il travaille sur la motricité globale (équilibre, coordination), la motricité fine, le repérage dans l’espace et le temps, et la gestion des émotions à travers le corps.
La zone frontière : l’écriture (Graphisme)
Il existe une zone de croisement : l’écriture.
-
Si l’écriture est illisible parce que le geste est maladroit, que l’enfant tient mal son stylo ou est crispé : c’est souvent du ressort du psychomotricien (dysgraphie motrice).
-
Si l’écriture est illisible parce que l’enfant ne respecte pas l’orthographe, confond les sons ou n’arrive pas à transcrire sa pensée : c’est du ressort de l’orthophoniste (dysorthographie).
Dans mon cabinet à Lyon 2, il m’arrive fréquemment d’orienter un enfant vers un collègue psychomotricien si je détecte une maladresse corporelle globale associée aux troubles du langage. Les deux rééducations se complètent parfaitement pour aider l’enfant à grandir harmonieusement.